Les quatre défis de l’avocat du XXIe siècle face à la mondialisation

Les quatre défis de l’avocat du XXIe siècle face à la mondialisation

La profession d’avocat est l’objet d’une grande transformation et doit relever des défis considérables. Les questions sont complexes et sensibles.

Les forces à l’œuvre sont multiples mais ont pour cadre commun la mondialisation. L’ouverture et l’interdépendance des économies, l’abolition des distances et l’accélération qui découlent du progrès technique, entrainent une disparition des repères et une confrontation de cultures et de symboles. Après les pays et leurs entreprises, c’est au tour de la profession d’avocat de se positionner non pas contre mais dans cette mondialisation et d’y jouer ses meilleures cartes tout en essayant de ne pas perdre son identité.

Défi redoutable dans la mesure où la rationalité du phénomène est celle du marché, lequel s’allie au besoin de rationalisation et d’émancipation de la société et des individus qui constitue le programme de la modernité. L’uberisation du droit est le fruit de cette alliance. L’organisation traditionnelle du Barreau est soupçonnée d’imposer des intermédiaires coûteux et de priver le marché du droit de l’étendue et de la profondeur qui devrait être les siennes, contre l’intérêt des consommateurs et de l’économie.

La profession doit reprendre pied dans ce cadre neuf. Il lui faut repenser ses modèles économiques tout en préservant ce qui fait de l’avocat un pilier de la démocratie et de l’Etat de droit. Enfin, partant du fond symbolique recueilli par le droit, l’avocat doit reformuler son récit professionnel de manière à vivre ses combats avec une fierté comprise par le public.

L’atelier a pour objet d’explorer quatre pistes de réflexion en vue de cette reconstruction : comment gagner en crédibilité, réussir la transition numérique, transformer son modèle économique et construire la communauté des juristes.

Atelier traduit en anglais / Translated in english